Jackie Chan : L’homme aux mille fractures

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Jackie Chan est maintenant ultra célèbre dans le monde entier. Avec plus de 160 films à son actif, des cascades toutes plus folles les unes que les autres et beaucoup d’hôpitaux remplis, Jackie a montré au monde qui il était. Mais comment a-t-il fait pour devenir expert en arts martiaux et aussi bien exploiter ce talent ? J’ai mené l’enquête et voici mon rapport :

Sommaire :
1. L’éducation de Jackie Chan
1.1. Jackie Chan naît
1.2. Le regret de Jackie
1.3. La China Drama Academy
1.3.1. Seule issue possible ?
1.3.2. Education sombre
1.3.3. Les Sept Petits Prodiges
1.3.4. Trop beau pour être vrai ?
2. La carrière de Jackie Chan
2.1. Ce gars est un bon cadavre !
2.2. Tu en as marre de la vie ?
2.3. Le premier rôle principal de Jackie Chan
2.4. Jackie Chan directeur
2.5. Jackie part pour l’Australie
2.6. Devenir le dragon
2.7. Le Chinois se déchaîne
2.8. Le succès
3. Les noms de Jackie Chan
4. L’homme aux mille fractures
5. Trivia
6. Conclusion

L’éducation de Jackie Chan

Jackie Chan naît

jackie chan boulet de canon pao pao

Jackie Chan, lorsqu’il est prêt à sortir du ventre de sa mère compte déjà parmi les gros gabarits. Sortir sans césarienne semble compromis et l’opération coûte cher. Deux choix s’offrent à ses parents : payer le prix ou vendre leur enfant à la chirurgienne qui souhaite devenir maman. Il était fréquent que des parents pauvres vendent leur enfant. Cela lui garantissait d’être éduqué dans de bonnes conditions en plus de soulager la situation financière du couple.

Malgré leurs modestes salaires de chef cuisinier et femme de ménage à l’ambassade de France, les parents de Jackie font le bon choix, celui de garder leur enfant. A la première pesée de sa vie, Jackie fait 5,4 kg, ce qui est énorme. Il fait la une de tous les journaux locaux. Ces derniers le décrivent comme un bébé géant mais ses parents lui donnent le surnom plus sophistiqué boulet de canon (Pao Pao en chinois).

Le regret de Jackie

Jackie Chan est un incalculable cancre à l’école. Il n’étudie rien et ne fait que se castagner. Son père a beau le battre avec véhémence, boulet Chan est une vrai teigne. Sa programmation cellulaire de cascadeur le contrôle, il amuse la galerie en se penchant sur sa chaise jusqu’à se heurter au sol.

Vient le jour où pour défendre Sophie, son amie proche qui est la fille française du patron de ses parents, Jackie terrasse un fils de riche qui semble être des plus quelconques. Mais à première vue seulement. Sa victime était en fait le fils d’un officier de l’ambassade de France. Le père de Jackie qui aurait pu se faire licencier par représailles séquestre son fils dans le hangar à poubelles.

Comme si créer des ennuis à ses parents ne suffisait pas, Jackie n’apprend rien de ses cours. Inconséquence qu’il regrettera amèrement tout au long de sa vie. Il lui arrive de ne pas être capable d’écrire les noms de ses fan chinois sur un autographe.

La China Drama Academy

Seule issue possible ?

Le tempérament incontrôlable de Jackie Chan le rend bien incompatible au milieu scolaire. Ses parents décident donc de l’en soustraire après qu’il ne l’ait fréquenté que pendant un an. Discipliner notre boulet de canon baroudeur nécessitait un environnement plus strict.

Les parents de Jackie voulant qu’il ait un avenir malgré son inculture, s’intéressent à la China Drama Academy. Une école d’arts martiaux, chant, danse et cinéma dirigée par Yu Jim-Yuen.

Lors de leur première visite, la cour est remplie de jeunes enfants fougueux donnant des coups de pieds habillés en chemise blanche. Jackie est séduit. Il est rapidement imprégné par l’énergie du lieu et pris par l’envie de devenir aussi habile et impressionnant que ses senior. La passion du kung-fu naît en lui. Lorsque ses parents s’entretiennent avec maître Yu Jim-Yuen, ils ont le choix entre des contrats d’inscription de 3, 5, 7 ou 10 ans.

Le père de Jackie lui demande combien de temps il souhaite rester dans cette école. Jackie, transcendé lui répond : “pour toujours“. Ainsi, les parents de Jackie signent un contrat stipulant que Yu Jim-Yuen pourra, s’il le veut durant les dix prochaines années, battre à mort Jackie sans que rien ne lui soit reproché. C’est à sept ans que Jackie quitte sa famille pour en passer dix dans l’internat de la China Drama Academy. Tandis que ses parents partent vivre en Australie.

Education sombre

Cette décision impulsive, plongea notre castagneur d’héritiers dans une décennie sombre de sa vie mais sans laquelle il ne serait jamais devenu Jackie Chan. Programme quotidien à la China Drama Academy :

  • Réveil et petit déjeuner à 5h du matin
  • Entraînement de Kung-Fu jusqu’à midi
  • Déjeuner
  • Entraînement jusqu’à 5h de l’après-midi
  • Dîner
  • Entraînement jusqu’à 11h du soir

Jackie dormait sur un matelas sale posé dans un dortoir nauséabond. De la nourriture mélangée au flegme de son maître entretenait une couche de crasse qui avait fait tripler l’épaisseur du sol. Pour couronner le tout, il n’était accordé aux disciples que deux douches hebdomadaires. Puis une seule un peu plus tard dans leur cursus. L’eau était peut abondante à Hong-Kong.

Chaque journée n’était qu’entraînement et châtiments corporels sans la moindre seconde de répit. Même tomber malade n’était pas autorisé. En dix ans, Jackie dit n’avoir été malade qu’une seule fois. Il a vomi après le déjeuner. Fébrile et fiévreux, la concierge l’envoie se coucher.

Mais son maître l’intercepte et lui demande ce qui ne va pas. La concierge lui dit qu’il a de la fièvre. Fort de cet état de fait, Yu Jim-Yuen interrompt l’entraînement et rassemble les autres élèves autour de Jackie à qui il ordonne de faire cent flexions de jambes au sol “leg thrust” suivies de cent coup de pied sautés pour chaque jambe. Jackie chancelait, lanciné par sa douleur.

Son maître lui demanda s’il se sentait mieux. Contrait d’acquiescer pour que son supplice cesse, Jackie ne considère désormais plus comme réaliste toute opportunité de couper à l’entraînement. Dès lors, personne n’osa plus tomber malade.

Les Sept Petits Prodiges

S’il y a bien un désir que partageaient tous les disciples de la China Drama Academy, c’était de montrer les techniques qu’ils ont inlassablement perfectionné depuis tant d’années sur scène.

Lorsque vint le jour où Yu Jim-Yuen annonça qu’il préparait un spectacle public, ce fut l’effervescence. Les meilleurs éléments de l’école allaient jouer les rôles principaux tandis que le reste serait au second plan.

Les 7 élus furent Yuen Lung, Yuen Tai, Yuen Wah, Yuen Mo, Yuen Kwai, Yuen Biao et… Yuen Lou. Étrange, ils ont tous le même nom de famille “Yuen”, une fratrie entière aurait donc été sélectionnée ?

Bien sûr que non, en réalité, tous les élèves de la China Drama Academy portaient un nom de scène contenant Yuen, en hommage à leur maître Yu Jim-Yuen et comme tu t’en doutes, Yuen Lou n’est autre que Jackie Chan !

Un escadron qui allait faire trembler l’industrie du cinéma venait d’être constitué, les Sept Petits Prodiges.

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Jackie Chan ou Yuen Lou est en premier à gauche
  • Yuen Biao maîtrisait les cascades les plus acrobatiques. Il marchait avec autant d’aisance sur ses mains que sur ses pieds.
  • Yuen Wah était capable de faire les salto arrières avec le plus de hauteur.
  • Yuen Tai avait les plus grandes réserves d’énergie.
  • Yuen Mo exécutait les techniques d’arts martiaux les plus parfaites.
  • Yuen Kwai était le plus doué en maquillage artistique.
  • Yuen Lung, le doyen du groupe était le plus beau et le meilleur en boxe.
  • Yuen Lou, Jackie Chan courait plus vite que n’importe qui. Ayant été pendant longtemps la recrue la moins âgée de l’école, il a été souffre-douleur et dut beaucoup fuir !

Trop beau pour être vrai ?

Un jour, Jackie et Yuen Kwai se disputent et commencent à se battre. Yu Jim-Yuen les surprend et les force à se battre jusqu’à leurs limites. Jackie et Kwai finissent non seulement blessés et exténués mais ils se font expulser des Sept Petits Prodiges. Ce qui condamnera Jackie à traverser la galère.

La carrière de Jackie Chan

Ce gars est un bon cadavre !

Les débuts professionnels de Jackie Chan étaient des plus rudes. Sa vie était résumée à s’entraîner, tenir quelques rôles de doublures de cascade et se faire battre et ponctionner sur son salaire par son maître.

C’est à cette époque, que jouant un rôle secondaire dans Opération Dragon, Jackie se fait tataner plus fort que prévu par Bruce Lee, héros du film. Jackie feint la douleur pour attendrir Bruce Lee qui, conscient de son faux geste, vient présenter ses excuses. Un grand moment pour Jackie qui ne pouvait que se sentir honoré !

Malgré ses rôles très secondaires, Jackie se tue à la tâche. Sur un plateau où il apparaissait sur la scène en tant que cadavre, il retient si bien ses gestes parasites et sa respiration qu’il se fait complimenter par le directeur qui s’exclame “Ce gars est un bon cadavre !”.

Le directeur demande ensuite à son assistant de s’assurer que Jackie soit bien présent sur le tournage du lendemain. Comme quoi, mettre du cœur à effectuer les plus vulgaires corvées permet malgré tout d’augmenter sa valeur.

Tu en as marre de la vie ?

Grâce à Yuen Hung, Jackie Chan et Yuen Biao se font recruter au studio hongkongais Golden Harvest. Mais Jackie a affaire avec un tyran sans états d’âme en guise de directeur qui ordonne à un de ses acteurs de tomber d’un balcon dos au sol, se retourner en l’air puis tomber sur ses pieds indemne, prêt au combat.

La dangerosité d’un tel acte indigne l’ensemble de l’équipe. Sauf Jackie le fou qui se porte volontaire au grand désarroi du coordinateur des combats qui lui crie “Tu en as marre de la vie ?”

Non seulement Jackie réussit la cascade sans se blesser, mais il la fait une seconde fois car sa première réception ne le satisfaisait pas complètement. Cet exploit lui permettra d’accéder pour la première fois à un rôle plus important ce celui de charogne.

Le premier rôle principal de Jackie Chan

Jackie se retrouve enrôlé dans un film à très bas budget, La Rage du vainqueur. Il incarne un personnage énervé qui se bat pour venger son père. Il n’y a ni script ni coordinateur de combat, le lieu de tournage est sinistre et les séances de tournage débordaient souvent au-delà des horaires prévus.

Au fur et à mesure que la production avançait, l’équipe se décomposait. Ensuite disparaissaient le directeur et le producteur, personne n’était payé… Lors du dernier jour de tournage, Jackie les cascadeurs s’étaient alignés pour recevoir leur cachet mais personne ne vint leur donner. Jackie se sentant responsable de ses cascadeurs décida de les payer avec son propre argent… Et se retrouve alors fauché.

Jackie Chan directeur

Un jour où un tournage a fini plus tôt que prévu pour Jackie car il s’était blessé en chutant maladroitement lors d’une cascade, il se retrouve seul. Puis un inconnu vient le saluer, Jackie lui répond malgré son humeur taciturne et miracle, son interlocuteur cherche un directeur pour un film d’arts martiaux. Il était venu vers Jackie car son travail sérieux lui avait donné bonne réputation.

La paie proposée était modeste, mais Jackie, voyant ici une chance de créer enfin un film décent accepte la proposition et inclut ses amis Yuen Biao et Yuen Kwai dans le projet.

Le tournage du film est cependant d’un amateurisme ridicule une fois de plus. Jackie joue deux personnages différents. Ce film se révèle être à terme un incommensurable four.

Jackie part pour l’Australie

Le moral de Jackie, qui est aussi bas que son niveau financier se voit porter le coup de grâce lorsque meurt tragiquement Bruce Lee d’une réaction allergique à un anti-douleur. Avec la fin de Bruce Lee, le cinéma d’art martiaux devient impopulaire. L’avenir s’assombrit pour Jackie, qui dans un raffinement de désespoir retourne vivre chez ses parents en Australie.

Quelques mois plus tard, Jackie reprend du poil de la bête et retourne à Hong Kong. Mais l’industrie du cinéma d’arts martiaux est toujours rampante… Jackie trouve du travail mais sa paie n’excède pas les 50 HK$ par jour, ce qui ne lui suffit pas pour vivre. Alors songe-t-il à repartir chez ses parents, mais il n’a plus assez d’argent pour se payer un billet d’avion.

La partie semble terminée. Mais sa copine de l’époque, Chang lui prête 20 000 HK$ et Jackie repart pour l’Australie.

Jackie était parvenu à trouver du travail en Australie, et vit cette fois correctement. Mais un jour, sa mère lui dit “mon enfant, ce que tu fais maintenant n’est pas ce que tu veux faire“. Ces paroles prononcées, la providence intervient et Jackie reçoit un télégramme de la Lo Wei Motion Picture Company lui proposant le rôle principal de leur prochain film, La Nouvelle Fureur de vaincre. Accepter la proposition supprimerait le confort financier de Jackie mais il se devait de poursuivre ses rêves.

Devenir le dragon

Lo Wei était le directeur qui a accompagné la carrière de Bruce Lee. Jackie obtient en collaborant avec lui son premier travail sous contrat avec un salaire mensuel de 3000 HK$.

Lo Wei, qui a pour standard Bruce Lee ne trouve que des reproches à faire à Jackie Chan. Il ne le trouve pas assez beau et veut qu’il subisse de la chirurgie plastique. Ce qui ne se fait heureusement pas car le temps non rentabilisable qu’aurait pris Jackie à se remettre de l’opération aurait été trop important.

Lo Wei veut aussi changer le nom de scène de Jackie qui était jusque-là Chan Yuen Lung. Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que ce nom aurait du être “Chan Yuen Lou”, mais Jackie a en fait récupéré le nom de son senior Yuen Lung quand celui-ci a quitté la China Drama Academy. Jackie Chan et les noms, c’est une longue histoire.

Lo Wei appelle l’écrivaine Pan Liudai pour trouver un meilleur nom de scène à Jackie. Après délibération, ils tombent d’accord pour le nom ambitieux “Cheng Long” dont les caractères 成龍 signifient “devenir le dragon“. Il est ici question de faire de Jackie le glorieux successeur de Bruce Lee dont le surnom était “Lee Xiao Long” 李小龍, littéralement “Lee le petit dragon”.

Seul bémol, Jackie Chan n’est pas Bruce Lee et se sent incapable d’occuper son rôle de tueur sanguinaire au regard glaçant. Des scénario de vengeance typiques des films de Bruce Lee furent cependant imposés à Jackie, ce qui causa l’échec commercial de ses nouveaux films estampillés 成龍.

Le Chinois se déchaîne

Après ses pléthoriques et rudes échecs, un succès pour Jackie Chan ne serait pas de trop. C’est ce que le destin a du penser lorsque le producteur indépendant Ng See-Yuen est venu emprunter Jackie à Lo Wei.

Ng See-Yuen proposa à Jackie de choisir le type de personnage qu’il incarnerait. Jackie se voyait jouer le quidam ordinaire exposant ses imperfections, rencontrant le désespoir et pleurant parfois. Un profil aux antipodes de Bruce Lee qui dans ses apparences surhumaines ne faisait que pousser des cris de rage et de domination entre ses coups de pied et de nunchaku.

Avec cette nouvelle formule naissent Le Chinois se déchaîne (Snake in the Eagle’s Shadow) et Le Maître chinois (Drunken Master), deux succès flagrants qui dépassent les chiffres de Bruce Lee.

jackie chun technique ivrogne
La technique de l’ivrogne 酔拳 de Jackie Chun est bien sûr une référence à Drunken Master

Le succès

Après La Hyène intrépide, un troisième succès du même acabit, le contrat de Jackie prend fin et Lo Wei en profite pour lui faire une offre alléchante de 50 000 HK$ par film. Le contrat impose cependant que sa résiliation, si elle devait avoir lieu, coûterait 100 000 HK$ à Jackie Chan.

Jackie signe mais se voit ensuite proposé la somme astronomique de 4,8 millions de dollars hongkongais pour chaque film par le studio Golden Harvest. Conscient que sa popularité de jeune acteur risquait de rapidement s’estomper, Jackie retourne sa veste.

Lo Wei lance alors une procédure judiciaire pour réclamer à Jackie Chan non pas cent mille mais dix millions de dollar hongkongais. Ce filou avait fait ajouter au caractère 十 un trait pour qu’il devienne 千 sur le contrat. Transformant ainsi dix [dizaines de milliers] en mille [dizaines de milliers] la somme écrite en sinogrammes.

Jackie n’a pas fini endetté pour autant car il était ami avec le concierge ayant été chargé par Lo Wei d’ajouter le trait fatidique. Comme avec toute fortune acquise en un éclair, les pépètes fraîches de Jackie devaient être protégées de nombreux chacals. C’est ici que la maturité acquise durant les années difficiles s’avère précieuse.

Les noms de Jackie Chan

Il y a plein d’autres passages forts intéressants dans la vie de Jackie Chan, notamment la phase Hollywood avec tous les américains qui le prennent pour un japonais… Mais je vais m’en tenir aux péripéties minutieusement sélectionnées que j’ai écrit jusque-là pour la biographie. Attaquons sans plus attendre le sujet intriqué que sont les multiples appellations de Jackie Chan (classées par ordre chronologique).

  • Chan Kong-sang (cantonais) ou Chen Gangsheng (mandarin), son nom de naissance signifiant “né à Hong Kong”
  • Ah Pau (cantonais) ou Pao Pao, signifiant boulet de canon en chinois . Donné d’après son poids de naissance conséquent.
  • Shandong Cannon ou Little Shandong car son père était surnommé Old Shandong
  • Yuen Lou, son nom à la China Drama Academy créé à partir du nom de son maître.
  • Two portions et Little Foreigner, deux surnoms que lui donnaient ses camarades des Sept Petits Prodiges. Le premier car c’est ce qu’il mangeait, le second car le travail de ses parents à l’ambassade de France faisait qu’il mangeait du lait et du pain. Jackie se considérait d’ailleurs mieux nourri que ses comparses avec ce régime.
  • Yuen Lung, son nom à la China Drama Academy récupéré de son senior Sammo Hung après que celui-ci eut quitté l’école
  • Chan Yuen Lung son premier nom de scène en tant qu’acteur, et coordinateur de combats
  • Steven, son nom en cours d’anglais lors de son second voyage en Australie.
  • Paul, le nom par lequel l’appelaient les collègues australiens de ses parents par confusion phonétique avec Ah Pau utilisé par ses parents.
  • Jack, son nom au chantier où il était employé en Australie. Jackie était arrivé sur les lieux conduit par un taïwanais. Lorsque son patron demande à Jackie son nom, il s’apprête à répondre en chinois mais son conducteur qui savait qu’il n’allait pas être compris, donne son nom Jack.
  • Jacky, Jack Chan se révélait difficile à prononcer donc Jackie décida d’y ajouter un “y”.
  • Cheng Long, son nom de scène sinophone définitif de futur Bruce Lee signifiant “devenir le dragon”
  • Jackie, son nom ultime pour conquérir le marché cinématographique américain, issu du féminin de Jacky, suggéré par Michael Chow et censé rendre mieux sur les affiches de film !

Chan est en fait le nom de famille de Jackie, on le retrouve eeegénéralment en premier dans ses noms chinois mais en dernier dans ses noms occidentaux. Il se peut que la liste ci-dessus soit conséquente mais pas exhaustive

L’homme aux mille fractures

La grande particularité de Jackie Chan est son incorrigible tempérament de casse-cou. Pour cause, aucune assurance n’a jamais accepté de couvrir un film sous sa direction et il détient le record du monde de l’acteur vivant ayant fait le plus de cascades.

jackie chan guinness world records

Mais tout cela à quel prix ? Voici la liste glaçante de ses blessures issue de son autobiographie :

  • Tête : Un choc l’a assommé durant le tournage de Shing, le fantastique Mandchou (Hand of Death). Une chute pour Mister Dynamite (Armour of God) a failli le tuer et lui a fait subir une opération du cerveau.
  • Oreille : Jackie est devenu sourd de l’oreille gauche après l’incident Armour of God.
  • Yeux : Jackie a manqué de perdre un oeil lorsqu’il s’est brisé l’arcade sourcilière dans Drunken Master
  • Nez : Jackie s’est cassé le nez dans Le Vengeur (To Kill with Intrigue) et le casse à nouveau plusieurs fois dans Le Poing de la vengeance (Dragon Fist)
  • Philtrum : Déchiré dans Police Story 4 à tel point qu’on voyait sa dent à travers.
  • Pomette : Cassée dans Police Story 3 : Supercop
  • Dents : Jackie se fait arracher une dent par un coup de pied dans Snake in the Eagle’s Shadow
  • Mâchoire : Cassée dans Dragon Lord. Jackie n’a plus pu parler durant un certain temps.
  • Gorge : Jackie s’est fait étrangler dans La Danse du lion (The Young Master)
  • Cou: Blessé en tombant d’une tour dans Le Marin des mers de Chine (Project A) et en sautant d’un immeuble dans Mister Cool (Mr. Nice Guy)
  • Épaule : Luxée dans Niki Larson (City Hunter)
  • Mains : Brûlées dans Police Story, endommagées dans Le Retour du Chinois (The Protector) et tordue à 180° dans Project A.
  • Bras : Poignardé dans Snake in the Eagle’s Shadow avec les effusions de sang enregistrées.
  • Torse : Blessure au sternum dans The Young Master et en tombant d’une falaise pour Armour of God II.
  • Dos : Colonne presque rompue entre la 7e et 8e vertèbre dans Police Story et blessée après qu’un fil tenant Jackie en l’air ait cédé sur le tournage de Chinese Zodiac.
  • Hanche : Luxée durant Police Story
  • Cuisse : Heurtée par une voiture dans Crime Story.
  • Genoux : Blessures nombreuses avec la plus sérieuse dans Niki Larson.
  • Chevilles : Cassée dans Jackie Chan dans le Bronx (Rumble in the Bronx) où Jackie s’est tordu la jambe à 180°.
  • Pied : En filmant Qui suis-je ? (Who Am I?), Jackie jouait avec un couteau suisse. Il le lança en l’air et voulant faire des dribbles, il se transperce le pied. Mais il le bande comme si de rien était et retourne tourner.
jackie chan cascade
Une scène de Who Am I? (oui il a sauté)

Désormais, Jackie fait en sorte que ses tournages soient le plus sécurisés possibles pour réduire les blessures des cascadeurs qui trop souvent se sont cassé des os ou sont morts sans que personne ne soit au courant.

Trivia

La rumeur selon laquelle Jackie Chan aurait effectué toutes ses cascades est fausse, il l’a démenti lui-même, en disant qu’à 48 ans, il se ferait doubler pour un saut périlleux double mais pas pour un simple.

Jackie est aussi un grand chanteur, dont le chant a été repris dans une campagne de recrutement pour la police chinoise.

Jackie Chan dirige une écurie aux 24h du Mans (Jackie Chan DC Racing)

Crédit miniature

Conclusion

C’en est tout pour cette vue d’ensemble sur le parcours de Jackie Chan qui aura fait de cet article le plus long du blog à ce jour ! J’ai puisé toutes ces informations dans l’autobiographie de Jackie Chan : Never Grow Up.

Soyez prêts pour son prochain film Project X-Traction qui sort courant 2020 avec John Cena. Jackie va-t-il subir le Attitude Adjustment ? D’ici là, portez-vous bien !

27/12/19

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