Ce que je pense de la dépression

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Ce que j’entends par dépression

Attention, je ne vais pas parler de la dépression en tant que “maladie”. Je n’ai jamais été diagnostiqué dépressif, et je ne suis jamais allé voir un psychologue. Je ne peux donc pas prétendre savoir grand-chose vis-à-vis de la dépression en général ou en tant que maladie. Cela n’empêche que je me suis déjà senti dépressif. Je définis la dépression dont je parle ici comme le fait d’avoir des attentes envers soi-même ou des objectifs, et sentir que l’on n’est pas à la hauteur de ces attentes, ou que l’objectif ne pourra pas être atteint et sombrer dans le désespoir, la déception et la tristesse.

Origines évolutives de la dépression

Pour moi, la dépression est avant tout un problème mental, “c’est dans la tête”. Même si elle peut avoir des répercussions sur notre activité ou productivité.

Autre constat : la dépression naît forcément d’un événement négatif, que cela soit la mort d’un proche ou bien une simple pensée négative. Ces événements négatifs se séparent en deux catégories : ceux dont on n’est pas responsable comme ceux pris en exemple et ceux dont on est responsable.

Je vais ici m’intéresser à ceux de la seconde catégorie : les événements ayant un impact négatif sur notre vie et dont nous sommes responsables, autrement dit les échecs. Demi-minute science : lorsque deux animaux s’affrontent pour se disputer un territoire ou autre, l’animal victorieux sécrète de la sérotonine et d’autre hormones qui le poussent à penser qu’il est bien, qui le rendent confiant, qui l’habituent à la victoire car la nature, par le plus simple des test a reconnu ses capacités. Le phénomène inverse se produit chez l’animal perdant qui lui va voir son organisme s’habituer à la défaite.

depression sérotonine

La nature hiérarchise les individus qu’on le veuille ou non, c’est pourquoi notre instinct de survie qui est conscient de cette loi va réagir face à une défaite en créant de l’appréhension et un comportement fuyant.

En replaçant cela dans le contexte contemporain, je constate que ce phénomène d’auto-classification perdant est en réalité une entrave dès que l’on participe à un combat qui n’engage pas notre survie. Dans le contexte des arts martiaux, un adversaire peut être plus fort que nous, ce n’est pas pour cela que le prochain le sera. Cependant notre instinct de survie voulant réduire les risques nous programme à la fuite lors du second combat suite à une défaite même face à un adversaire moins fort que nous, on est alors nerveux et peu confiant : état idéal pour la fuite mais handicapant pour parvenir à gagner son combat. J’imagine que tout le monde a déjà senti ce cercle vicieux au moins inconsciemment.

Si je prends le cas de figure de mes études, je constate sur moi-même et sur beaucoup de camarades que même si l’on a les capacités de résoudre des exercices d’une certaine difficulté dans un contexte normal, il est possible de rater ses interrogations uniquement à cause du stress, fruit de notre programmation biologique qui nous pousse à rester dans la catégorie “perdant” car les mauvaises notes qu’on a pu recevoir jusque-là ont convaincu notre subconscient que nous appartenons à cette catégorie. Tandis qu’un étudiant qui réussit fréquemment a tendance à enchaîner les bonnes notes et être confiant lors des examens (même si sa préparation est moins importante que celle d’un étudiant qui a des mauvaises notes) car il sait au fond de lui qu’il va réussir comme à son habitude, évitant le problème du stress.

depression stress

La nature pousse donc les gagnants à toujours dominer davantage et les perdant à toujours fuir davantage. Mais ce n’est qu’une programmation inconsciente, et nous savons tous qu’il est possible de changer sa condition et que des personnes l’on déjà fait. Reste à se demander : comment est-ce possible ?

Résoudre les soucis de confiance

introversion

J’ai un conseil qui peut aider à sortir du pétrin quand on se sent partir en cacahuète. Le principe est de faire croire à son inconscient que l’on est un gagnant pour que la confiance revienne naturellement. Et pour y parvenir, il faut singer le comportement d’un gagnant, par exemple en se tenant droit avec les épaules reculées. Le sujet est vaste et la confiance mériterait un article consacré. Mais Jean-Claude résume déjà tout en disant qu’il faut avoir confiance dans la confiance.

La dépression, aspect énergétique

La dépression revient à abandonner en cours de route, étrange non ? C’est trop tôt pourtant, on peut donc se douter qu’une volonté d’économiser son énergie se cache dans le phénomène.

C’est vrai pour moi et ça l’est sûrement pour toi, dans les périodes où je suis le plus en forme, je me sens heureux sans raison particulière. L’équation est simple, l’espoir que l’on ressent prend en compte notre niveau d’énergie de l’instant. Avoir un haut niveau d’énergie permet d’avoir de l’espoir dans des choses qui peuvent paraître irréalisables. Pour refaire le monde, il faut être enthousiaste et en pleine forme.

Cependant, l’inverse est aussi vrai, on voit le verre à moitié vide lorsque l’on a un bas niveau d’énergie, et le meilleur remède à cet état est l’auto-analyse, la conscience de soi-même, bref être aware. Il y a cependant quelque conseils basiques que je peux te donner pour avoir plus d’énergie comme dormir suffisamment, bien se nourrir, suivre le régime du guerrier (ou jeûner en général), limiter sa fréquence d’éjaculation, faire du sport, etc.

L’énergie que l’on a est quelque chose de fondamental, on la voit surtout dans la société actuelle sous forme de productivité mais c’est réducteur. Je te l’ai présentée comme un des facteurs de la dépression, ce qui et pertinent aussi car ton niveau d’énergie dicte ton humeur générale.

On est maître de soi quand on est plein d’énergie, sinon on est contrôlé par ses démons intérieurs.

Penser à son aura

aura hisoka

Pourquoi les ondes positives ne sont pas omniprésentes sur Terre, qui a eu l’idée de créer les ondes négatives ? La réponse est évidemment personne, les ondes négatives naissent malgré les gens. Elles sont le reflet d’un déficit d’énergie, d’une fatigue. C’est pour cela que l’on ne peut pas se forcer à être authentiquement optimiste et enthousiaste juste en le voulant alors que c’est par excellence “dans la tête”.

On utilise souvent l’expression déborder d’énergie pour décrire un personne qui rayonne, à qui on a envie de parler. Pourquoi cette personne attire-t-elle ? Parce que interagir avec revient à recevoir de l’énergie pour la majorité des gens. Comme si on réunissait un pôle positif et un pôle négatif.

Sport et énergie

Bien sûr le sport a plein d’avantages, c’est ludique, bon pour la santé, etc. Mais un avantage crucial est d’avoir un suivi de son énergie, si on est en forme, on dépasse facilement ses meilleurs performances tandis qu’avec peu d’énergie, on ne va même pas jusqu’à la limite de ce que nos muscles sont capables de faire.

Faire du sport chaque jour est donc un excellent moyen d’analyser le coût énergétique de nos autres activités de la journée ainsi que l’optimisation de ses habitudes de vie. Exemple flagrant : après une cuite (ou intoxication de tout autre sorte), on perd l’équivalent d’un mois d’entraînement en performances sportives (selon le témoignage d’un étudiant sportif de haut niveau de mon université). Mais de façon plus subtile, je prends l’exemple du sommeil vital. Dormir 5h30 permet de conserver son niveau de performance sur le papier. Il se trouve que j’ai vérifié cette règle cet été lorsque je m’entraînais quotidiennement en période d’insomnie. Cependant je n’ai pas fait un seul progrès.

Je n’ai réussi à progresser (c-à-d trouver faciles à effectuer mes meilleurs performances), que suite à des nuits de 8h de sommeil environ. J’insiste sur le fait que le sport m’a permis de savoir dans quelles conditions mon énergie était abondante. Une fois réveillé, je ne me sens pas si différemment après 5h30 de sommeil ou après 8h de sommeil, c’est devoir maintenir un certain niveau de performance qui me permet de voir la différence.

Or, optimiser ton niveau d’énergie est quelque chose de vital car c’est ton pouvoir d’action. Toute la liberté à laquelle tu auras accès durant ta vie ne sera que le fruit d’un investissement de ton énergie. Dans le cas contraire, ta vie sera tracée par des personnes qui utilisent leur énergie pour te contrôler.

La dépression, symptôme d’avoir son niveau d’énergie au plus bas peut donc être contrecarrée en réussissant à redresser son niveau d’énergie. Je précise également que le corps veut naturellement nous maintenir à un niveau d’énergie élevé. Si l’on se sent fébrile, c’est en général le signe que les ressources du corps sont accaparées dans une tâche spécifique, par exemple la digestion.

La dépression signifie donc au niveau énergétique que le corps est en permanence en train de payer les pots cassés d’un mauvais mode de vie. Soigner mes mauvaises habitudes et reprendre le sport me permet donc de sortir de la dépression en général.

Musique cadeau de au revoir

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